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jeudi 1 août 2013

flûte, pipeau et autres instruments à vent

Dans l'avion du retour, j'avais pour voisins un jeune adulte français résident bruxellois et une jeune adulte belge en visite dans sa famille française, trop stylés tchuvois...

La fille: *remarque bidon pour amorcer la conversation*
Le garçon: *tombe dans le panneau*... et sinon, tu fais quoi dans la vie?
La fille: Je suis photographe et occasionellement je gère des bars et des restaurants.
Le garçon: Ah ouèèè, génial, ça doit être super intéressant comme job, t'as beaucoup de personnel à gérer?
La fille: Eeuuuh non, c'est plutôt... moi, quoi, je fais le service, tu vois. Mais là en ce moment je le fais plus, je suis seulement photographe. Et toi, tu fais quoi, t'habites à Bruxelles?
Le garçon: Oui, je travaille à Bruxelles mais là on m'a appelé pour faire le DJ à Toulouse.
La fille: Canon! C'est cooool, y a une soirée? T'as des entrées?
Le garçon: Non... en fait c'est un mariage.
La fille: Tu fais DJ à un mariage... Mais tu passes quoi, euh, tous les trucs ringards, là?
Le garçon: Non, c'est des jeunes, je vais plutôt passer genre Rillana et Davidguéta.
La fille: Ah ouèèè... 
*etc*

Morte. De. Rire.
Je regrette que le vol ait aterri avant que la demoiselle n'ait eu le temps de développer le sujet de son activité de photographe... J'ai juste eu le temps d'apprendre, pour mon plus grand ravissement, que le jeune monsieur est assistant dans une boutique de téléphonie quand son agenda de DJ lui en laisse le temps.
Le bonheur, parfois, c'est simple comme une conversation entre deux jeunes dynamiques et pleins d'ambition.

mercredi 31 octobre 2012

rations de ménage

Mais? mais enfin Bert...?
Du chamaillage de couple en public? je croyais que c'était interdit par la Convention de Castets de 2008!
D'abord c'est une loi universelle que c'est TOUJOURS la fille qui fait la lessive. Etonnament, un homme capable de démonter et remonter entièrement un Mac en moins de 4 minutes ne peut pas appréhender la compléxité des 2 boutons de la machine à laver.
D'ensuite, par la même loi universelle, c'est TOUJOURS (ou presque parce que des fois il n'est pas là) le garçon qui sort les poubelles. Pourquoi? parce que les poubelles c'est lourd et parce que nous les filles on n'aime pas se salir. Les garçons ils s'en fichent de se salir et tu sais pourquoi??? parce que c'est TOUJOURS la fille qui fait la lessive.
 
Après, on est d'accord que toutes les poubelles qui ne salissent pas (corbeille à papier du bureau, poubelle de la salle de bain, verre à recycler...) ne sont pas assimilées à des vrais poubelles et restent donc du domaine exclusif de la fille.
Mais relativisons, car bien que le ratio puisse sembler déséquilibré au premier regard (en moyenne 7 lessives par semaines contre 2,3 poubelles et étant entendu que 1 lessive = 1 tri + 1 machine + 1 sèchage + 1 pliage + 1 rangeage alors que 1 poubelle sortie = 1 poubelle sortie, soit un rapport de 35 à 2,3) oui bien que le ratio puisse sembler déséquilibré, n'oublions pas que le garçon conserve bien souvent le monopole de certaines tâches telles que monter les cloisons de placo, poser le carrelage, installer les volets électriques, poser les fenêtres, alimenter la chaudière à bois... Ah oui, mais la chaudière à bois, c'était son choix et ça pourrit bien le quotidien de la fille 6 mois par an alors c'est la moindre des choses...
Le garçon peut aussi laver les enfants (chez toi), les emmener et les ramener de l'école (chez moi), gérer la cave à vin...
 
Finalement, en creusant bien et même si ça ne saute pas toujours aux yeux, je suis sûre que le bilan est à 50-50.
Alors, on fait la paix?

jeudi 24 mars 2011

Goncourt

Ca y est, j'ai lu mon premier Goncourt! En tout cas si j'en ai déjà lu auparavant, c'était à mon insu et ça l'est resté...

Le soleil des Scorta, de Laurent Gaudé. Mmmm. Bon, c'est bien écrit. C'est tout à fait le genre de livre que j'imaginais sous un Goncourt. Enfin... oui, bon c'est bien écrit.

Terriblement cliché, tellement que quelquefois j'ai vérifié sur la couverture si je n'étais pas en train de lire le scénario d'Il était une fois dans l'Ouest.
Le destin tragique d'une fratrie unie dans la misère, fière, debout face à sa destinée, à la folie qui les guette, aux drames qui les frappent, sur la terre aride et désolée des Pouilles...
Si si, c'est vraiment ça. Et sans un gramme d'humour, en plus! Un homme ombrageux qui traverse le désert avec son âne, résolu, semant derrière lui la désolation... Un prêtre calabrais, dur mais juste, qui gagne le respect de ses paroissiens... Le festin familial un dimanche autour des plats de pasta, de risotto, arrosés d'huile d'olive...
Je crois qu'il ne nous a épargné aucun cliché. Les oncles taiseux (sic), les femmes fières, les processions des saints du village, les barques de pêche... Pfffff...

De toute façon, un auteur qui ne fait pas l'effort de me faire sourire au moins une fois n'a aucune chance avec moi. Next!

vendredi 8 octobre 2010

mèche

Je suis allée chez le coiffeur.
Mais je ne posterai pas de photo.

J'ai fait double boulette:
1/ j'ai voulu faire ma belle et au lieu d'aller chez ma petite coiffeuse modeste qui coupe les cheveux, au pied de la lettre, je suis allée dans un salon moderne avec programme de massage intégré dans le fauteuil à shampooing et coiffeuse-visagiste hype en jean temps des cerises qui essaie de te fourguer l'intégralité de la gamme kérastase entre 2 coups de ciseaux.
2/ j'ai négligé de préciser que j'ai besoin de pouvoir m'attacher les cheveux et que je ne supporte pas d'avoir des mèches dans les yeux. En fait quand elle a dit "on va conserver la longueur", j'ai omis de me méfier. Et j'ai posé mes lunettes...
Alors quand je les ai remises, qu'elle m'a déposé une méchasse de 8kg sur le coin de la branche gauche et que j'ai réalisé qu'elle m'avait fait en fait sa coupe à elle... ... .. . j'ai fait pchit.
J'ai été polie quand même, j'ai commencé par lui dire "mais euh... la mèche là... vous n'allez pas la laisser comme ça, hein?". "Si si" qu'elle a dit. "Ah mais ça va pas être possible!" que j'ai répondu.
Et voilà pas qu'elle commence à m'expliquer que si, c'est beaucoup mieux comme ça, c'est plus joli ça souligne le regard, d'abord la mèche elle me tombe pas dans les yeux vu que les lunettes la retiennent tant que je baisse pas la tête, et sinon bon si j'insiste elle peut me faire une frange.
"Non" j'ai dit.
Et comme je suis gentille je me suis abstenue de lui éclairer mon point de vue, notamment sur le fait que je vais pas me faire greffer une minerve pour être sûre que sa méchasse reste en position ni sur l'invention de l'eye liner pour souligner le regard qui marche beaucoup mieux qu'un échantillon de crinière de poney en travers de la tronche... J'ai juste dit "Là, je vais pas supporter voyez vous, vous me colleriez un scotch sur l'œil que ça me serait tout autant désagréable alors il va falloir arranger ça autrement".
"Ah ben non, regardez, avec de la laque ça tient très bien" elle a dit, ainsi qu'une pléïade d'arguments foireux autour du thème je-sais-quand-même-mieux-ce-qui-est-hype-dans-le-microcosme-de-la-capilliculture qui camouflait assez mal une bonne dose de ah-j'ai-peut-être-un-peu-merdé-mais-je-vais-pas-l'admettre-de-toute-façon-elle-va-pas-me-gonfler-la-mémère.
Et elle m'a même pas offert un café, cette conne.
Au moins elle a arrêté d'essayer de me vendre des masques au jus d'aisselle de zibeline pour pointes facétieuses...
Alors j'ai payé, je suis partie et je ne reviendrai jamais. Et vu le vent qu'il y a en ce moment, la laque a tenu environ un huitième de seconde. Je suis rentrée chez moi, j'ai fait "hiiiii bouhou gnhan hin-hin haaaaa" pendant tout le trajet, je me suis précipitée sur ma brosse à cheveux pour redistribuer le bouzin et je suis allée me coucher vu que ça m'avait collé la migraine de la semaine (j'ai mes ratapouètes aussi, alors ça fait double migraine bien tassée).
Maintenant j'ai une moche barrette qui retient la méchasse, adios la hype-touffe, et je suis dé-gôu-tée!!!

vendredi 13 août 2010

sale race

J'exècre les chats.
Je suis déjà pas tellement enthousiaste vis à vis de la domesticité animale en général... En dehors de ce qui se bouffe, se trait, se monte ou se tanne bien sûr, parce qu'élever des bœufs plutôt que d'aller se dégommer une vache à la carabine chaque fois qu'on a envie d'une bavette aux échalotes, c'était quand même assez bien pensé. Mais pour le reste je m'insurge. En particulier contre les chats qui sont une sale engeance et que je conchie véhémentement, qu'ils aillent tous rôtir en enfer 9 fois, ça les changera pas beaucoup après une vie passée à se mijoter le lard sur un radiateur.
Fallait quand même être salement tordu, une fois la peste plus ou moins éradiquée, pour continuer à entretenir ces cossards congénitaux. Le chat c'est l'exploitation de l'Homme par l'animal, on ne doit pas pouvoir être de gauche et aimer les chats en même temps, c'est antinomique.
Et à tous ceux (et celles d'ailleurs) qui oseront sortir ce cliché benêt et galvaudé "si t'aimes pas les bêtes, c'est que t'aimes pas les hommes!" (copyright BBardot), je me permettrai de répondre que 1) si, ça va, merci, j'ai rien contre les hommes en général et 2) pour autant que je sache, un humain t'arrêtes de lui changer le cul vers l'âge de 2-3 ans, un chat tu vas lui torcher sa litière pendant potentiellement 19 fastidieuses années, alors vous êtes bien aimable mais y a pas marqué "la conne" non plus.
Par ailleurs s'il venait à l'idée de certain(e)s d'invoquer la pathologie de l'Homme pour expliquer mon aversion pour la race féline, oui je le reconnais, ça n'arrange pas les choses. Effectivement, face à un chaton, le Quintal devient aussi débile qu'une ado de 14 ans devant un poster de dauphin et je ne suis pas d'assez mauvaise foi pour nier que ça m'exaspère.
Néanmoins je suis particulièrement remontée ce soir parce que cet après-midi je me suis fait suer la moelle à cuisiner un gâteau aux pommes avec un bébé insomniaque dans les bras et une paire d'enfants en bas âge dans les jambes, or pendant que j'allais chercher mon courrier une saloperie de chat errant s'est introduit dans la cuisine et a brouté toutes les pommes de mon gâteau. Donc je suis un peu colère. Donc je déverse ma bile.
Alors si quelque partisan de la tropézienne zoophile tenait à faire remarquer que la pauvre bête avait faim et que je devrais faire preuve de compassion, il serait temps de soulever 2 points à savoir d'abord que si un homme avait eu la même idée il se serait exposé à pas mal d'emmerdes et ensuite que vu la profusion de souris dans le bled et a fortiori la campagne environnante, si le chat préfère venir bouffer mes pommes c'est que c'est une saloperie de feignasse et je ne ressens que peu de compassion pour une créature qui préfère voler son prochain plutôt que de gagner sa pitance par un travail honnête. Bordel de Dieu.